Les mutations politiques nationales et internationales, et l’émergence notable des candidats hors partis traditionnels dans la course à l’élection présidentielle 2017 posent la question d’un cadre de réflexion renouvelé pour les citoyens.

L’algorithme spécifique de Crowdpac, créé par Adam Bonica, professeur à Stanford, positionne les candidats en analysant leurs discours, programmes, et réseaux sociaux de façon objective. Il permet d’analyser le nouveau paysage politique français et de comprendre la manière dont les candidats se placent les uns par rapport aux autres.

Les données permettent de mettre en exergue ce que nous disent journalistes et analystes politiques depuis quelques temps : le traditionnel clivage gauche-droite s’effondre peu à peu. La cartographie politique de Crowdpac compare les candidats sur deux axes idéologiques : de progressiste à conservateur sur les questions de société, d’interventionniste à libéral sur les questions économiques.

Les questions de société semblent être de plus en plus importantes, les thématiques liées à la sécurité, l’identité ou l’immigration étant à l’avant plan.

La cartographie montre que la plus grande divergence des candidats en tête des sondages, Marine Le Pen et François Fillon, tous deux conservateurs sur les questions de société - ultra conservatrice pour la première, très conservateur pour le second - réside sur les questions économiques : alors que François Fillon est fortement libéral, Marine Le Pen est plutôt interventionniste. Est ce que la position de cette dernière l'amènera à récolter des voix de l’électorat traditionnel de gauche ? Nous noterons également que François Fillon est le seul candidat très libéral analysé par notre algorithme.

Le nouveau challenger, Emmanuel Macron - positionné à l’heure actuelle en 3ème position dans les sondages - est l’unique candidat à la fois progressiste sur les thématiques sociales et, centriste, voir un peu libéral au niveau économique.

Du côté des “à la fois interventionnistes et progressistes”, les candidatures foisonnent. Jean-Luc Mélenchon, qui tire son épingle du jeu dans les sondages et par sa présence sur les réseaux sociaux, est à la fois très interventionniste et assez progressiste. Au sein des socialistes, seul Manuel Valls se démarque, avec un positionnement encore à la fois modéré et centriste, même s’il tend depuis quelques semaines à se positionner de manière plus interventionniste et progressiste.

Les positions de Nicolas Dupont-Aignan, Yannick Jadot, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud ont également été analysées, et sont représentées sur la cartographie.

Crowdpac est une initiative internationale, civique et transpartisane. Notre plateforme a pour objectif de booster l’engagement politique des citoyens grâce à des informations objectives, afin d’encourager une démocratie plus efficace, plus juste et plus transparente.

Sur le site Internet, chaque candidat a une page de profil, qui fournit plus d’informations sur leur position politique. Utilisant l'algorithme développé par Adam Bonica, professeur de l’université de Stanford, nous nous sommes servis des sources suivantes :

(1) Les positionnements des leaders politiques et de leur sphère d’influence sur les réseaux sociaux; (2) Les discours, livres, programmes et positionnements de ces leaders politiques; (3) Les votes au sein des différentes assemblées à l’Assemblée nationale pour les candidats pour lesquels ils étaient disponibles.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la méthodologie de Crowdpac, vous pouvez lire la note de notre spécialiste datas.

En plus de ces données, Crowdpac lance votre alter ego politique -- un outil qui permet à chacun, en répondant à un questionnaire, de comparer ses opinions avec celles des candidats à l’élection présidentielle de 2017. Il incite également les citoyens à soutenir le(s) candidat(es) qui sont en accord avec leurs convictions.

Cliquez ici pour répondre au questionnaire et trouvez votre alter ego politique !